dimanche 27 janvier 2008

Save the Wales !

Ce message est le premier d'une série de trois, relatant mon field trip au pays de Galles qui a eu lieu entre Jeudi et Samedi dernier. Il comprend également deux photos de moi avec des chapeaux ridicules.

Tout a commencé par un lever de bon matin Jeudi, parce qu'il y a quatre heures de route entre en Oxford, et Machynlleth (prononcez "Makantliss"), village gallois où se situe le Centre for Alternative Technology (ou CAT), notre destination. Au milieu, une pose déjeuner salvatrice m'a permis de consommer de la viande pour la dernière fois avant deux jours de diète végétarienne.

J'en profite pour effectuer un placement de produit inepte, vu que la plupart d'entre vous n'ont pas pu mettre les pieds dans un Burger King depuis dix ans.

En chemin, nous nous sommes également arrêtés à la station hydro-éléctrique de Rheidol, que nous avons visitée.

Au pays de Galles, tous les panneaux sans exception sont bilingues.
La station comprend un élevage de poissons néo-zélandais, qui sont ensuite relachés dans le réservoir, où ils peuvent être pêchés par les habitants du coin. C'est l'une des mesures destinées à amener ces derniers à mieux accepter la présence d'une centrale hydroélectrique près de chez eux.
Un look audacieux, compromis entre mes deux Village people favoris.

Arrivés au CAT, nous nous sommes répartis entre deux écocabines, chacune accueillant une quinzaine de personnes. Les dites écocabines avaient pour particularité de n'utiliser que des sources d'énergie renouvelables : solaire thermique et photovoltaique, hydro-éléctricité, éoliennes. Si tout cela se révèlait insuffisant pour maintenir la batterie à un niveau de charge acceptable, un générateur fonctionnant au biodiesel prennait le relais. Par ailleurs, chaque cabine disposait d'un panneau permettant de mesurer l'utilisation que nous faisions des diverses source d'énergie.
Le panneau- compteur. Ma cabine est-elle celle qui a consommé le moins d'électricité ? Vous le saurez peut être dans le troisième message...
Pour le chauffage, nous disposions d'un poèle et d'un certain nombre de bûches, ainsi que de de nourriture et de notre estomac (oui, ça a été pris en compte dans les calculs à la fin).
L'écocabine vue de haut. Vous devriez apercevoir les panneaux solaires entre les branches.

Le soir nous avons regardé quelques vidéos. La première racontait l'histoire du CAT, ou comment d' une idée révolutionnaire pour l'époque et vaguement hippie (expérimenter l'utilisation d'énergies alternatives en 1974, alors que beaucoup pensaient encore que les combustibles fossiles et le nucléaire étaient garants d'une croissance et d'une prospérité infinies) est né ce qui est devenu le premier centre éducatif européen sur les énergies renouvelables. La deuxième était un film d'entreprise plutôt daté sur les éoliennes, à l'esthétique proche des Messages à caractère informatif. La dernière enfin, peut-être la plus percutante, était un spectacle de stand-up comedy décapant intitulé Robert Newman's history of oil, qui retraçait 100 ans de conflits autour du pétrole de façon politiquement incorrecte, très drôle, et apparemment bien documentée. Un autre point de vue qui valait le détour.
L'affiche du spectacle. Entre autres trouvailles, l'électricité utilisée pour l'éclairage et les effets audiovisuels est entièrement générée par un type qui fait du vélo devant la scène.

Le pub le plus proche se trouvant à plusieurs kilomètres, nous avons fini la soirée dans les écocabines en pratiquant divers jeux pauvres en émissions de CO2, comme des mimes, le jeu de l'assassin et le jeu de la cuillère en bois, probablement le plus débile et le plus réjouissant auquel j'ai jamais assisté.

Vous aimez ça, vous, quand c'est A SUIVRE ?

mercredi 23 janvier 2008

It's hard to be a cat in this f***ing town.

Le marathon de conférences de la semaine dernière s'est achevé Vendredi dernier. J'ai ensuite partagé mon temps entre repos et préparation d'une présentation en groupe sur le thème suivant : "Quel sera, de l'éducation ou de l'innovation technologique, le facteur décisif dans la gestion de la crise du peak oil ?". Pour ce qui ne connaissent pas le terme, le peak oil est le point où la production de pétrole atteint un maximum, avant de décroitre inexorablement, les ressources exploitables d'or noir se faisant de plus en plus rares. Les avis sont partagés sur le moment où le peak oil sera atteint, allant de hier (en général selon les environnementalistes extrémistes) à jamais (en général selon les chercheurs financés par les compagnies pétrolières).

Là où la présentation a basculé dans la quatrième dimension, c'est lorsque l'un de mes collègues a décidé d'invoquer Socrate en personne pour décrire cette polémique. Je le cite, parce que c'est impressionnant : "Consultons Socrate. Les hommes sont mortels, Socrate est un homme, donc Socrate est mortel. De même, le pétrole est une ressource non renouvelable, donc un jour il n'y en aura plus. C'est une tautologie. Ce que Socrate aurait voulu savoir, c'est le jour et les circonstances de sa mort ! "
Le consultant qui nous a inspiré pour ce grand moment :"Les chats sont mortels...
...Socrate est mortel...
...donc Socrate est un chat."

La présentation s'est conclue par un résultat logique : "Pourquoi se préoccuper de notre mort ? Devenons immortels... ou au moins renouvelables !". Un jour, nous serons payés pour dire ce genre de chose... C'est merveilleux, non ?

mercredi 16 janvier 2008

Vous dansez, mademoiselle ?

Mon deuxième term à Oxford a commencé cette semaine, par le module sur l'énergie. Au programme, 4h30 de conférences par jour le nucléaire, les combustibles fossiles, les énergies renouvelables, la construction automobile, l'isolation thermique, l'aviation... avec à chaque fois un plein complet d'information. Heureusement, je peux recharger mes batteries grâce à une forme d'énergie renouvelable très concentrée connue sous le nom de double expresso sans sucre et sans lait.

Hier, pour accorder une petite pause à mon esprit intoxiqué à la caféine, j'ai visionné en compagnie de quelques membres de la société japonaise d'Oxford un film appelé Shall we ダンス ? (lisez Shall we dance ?). Le titre vous dit peut-être quelque chose, puisque ledit film a fait l'objet d'un remake hollywoodien récent avec Richard Gere et Jennifer Lopez. Si l'adaptation, que je n'ai pas vue, a plutôt déplu à la critique, l'original quant à lui est considéré comme un très bon film, ce qui se confirme après visonnage.
En même temps, remplacer le héros, salaryman ordinaire, par un vieux beau, et l'héroine, danseuse froide et hautaine, par Jennifer Lopez, ça frise le non-sens traductif, non ?

Les lecteurs attentifs se souviendront peut-être qu'Udon, évoqué par le passé dans cette colonne, était encadré par des citations de Kant et de Goethe. Apparemment, les cinéastes japonais aiment bien les auteurs occidentaux, puisque cette fois c'est fois, c'est le Barde immortel de Stratford-sur-Avon qui ouvre le bal, avec cette citation tirée d'un de ses poèmes : "Bid me discourse, I will enchant thine ear" ("Donne moi la parole, et je ravirai ton ouie", ou quelque chose comme ça).

Le film raconte donc l'histoire d'un employé de bureau, marié, une fille, propriétaire de sa maison depuis peu. Tous les soirs en rentrant de son bureau, il aperçoit une femme à la fenêtre d'un bâtiment qui s'avère être professeure dans un cours de danse de salon. Un jour il se décide à devenir élève de ce cours mais en cachette, parce que le fox-trot et la polka, c'est hautement suspect au Japon. Alors que sa femme se sent de plus en plus abandonnée, notre héros, en compagnie d'autres danseurs improbables, semble enfin trouver la pointe de fantaisie qui manquait à sa vie. Saura-t-il rendre le sourire à son énigmatique professeure ?
Sais-tu danser la cariocca ?

Si le remake n'a pas convaincu, c'est peut-être parce que l'original est intransposable tant il est japonais. Cela marque fortement les relations entre les personnages : ainsi, la femme du héros fait appel à un détective privé pour savoir ce qu'il fait le mercredi soir parce qu'elle n'ose pas lui demander directement, puis même lorsqu'elle apprend qu'il s'agit d'un passe-temps innocent, se refuse à lui en parler. Les danseurs prennent moultes précautions pour se rendre au cours parce que si un collègue les voyaient, ils seraient immédiatement considérés comme pervers, ou pire, comme ridicules, ce qui ne pardonne pas. Mais le film est aussi une comédie, grâce notamment au sidekick complètement psychopathe que vous pouvez apercevoir à droite de l'image suivante.
Oui, il porte une perruque, des vêtements bouffants, et il danse la rumba en faisant des grimaces pas possibles. Et quand il ne danse pas, il est encore plus terrifiant...

Si le perruqué et quelques autres en font des tonnes (sans que ça devienne pénible), les acteurs principaux sont des modèles de retenue et de subtilité. Vous l'aurez compris, je vous recommande ce film, quand bien même il est probablement introuvable en France. Peut-être juste parce qu'à la fin j'étais un peu plus heureux, et que je dansais dans la rue en répétant "Un, deux, trois, un, deux trois...".

samedi 12 janvier 2008

The restaurant at the end of the universe

Me voilà à nouveau sur mon nuage de lait. Comme je ne suis pas beaucoup sorti de ma chambre depuis mon retour, et pour me remettre en jambes, j'ai décidé de vous proposer un marronnier sur quelques pubs, cafés et restaurants typiques d'Oxford qu'il m' arrive de fréquenter. Les photos suivantes ont été prises aujourd'hui entre 3 : 30 p.m. et 5 : 30 p.m. ; vous pourrez donc suivre la tombée de la nuit au fil du message (heureusement que les jours se rallongent, sinon la journée était terminée à 15h00).

Le type qui a trouvé le nom de ce restaurant mérite une statue.

Le Wok & Roll (je ne m'en lasse pas) se trouve dans Woodstock Road, où se situe également Green College. C'est un restaurant chinois, comme vous l'aurez probablement deviné. C'est en général là que je vais quand j'ai un essay à écrire pour le lendemain et que j'ai envie de manger quelque chose de plus équilibré qu'un kebab.
Moi, j'aurai plutôt mis une cigogne, mais les Anglais ne font rien comme tout le monde

Le Eagle and Child, que j'ai déjà évoqué dans ces colonnes, est un pub typique, et également un endroit très sympa pour dîner à moindre frais. C'est aussi le lieu idéal pour écrire une oeuvre d'heroic fantasy où des gens marchent dans une forêt pendant 300 pages. En effet, des panneaux aux murs nous informent qu'il s'agissait du pub favori de...
...C.S. Lewis (Narnia) et de Tolkien (qu'est ce qu'il a écrit, déjà ?).

A la carte, on trouve un excellent "beer-battered fish and chips". Les quelques personnes que j'ai invitées à dîner là-bas se souviennent peut-être que nous nous sommes longuement interrogés sur ce que signifie "beer-battered". Je suis aujourd'hui en mesure de vous rassurer : non, les pauvres poissons ne sont pas brutalisés à grands coups de tonneaux de Guiness sur les branchies. En réalité, "battered" veut simplement dire pané, la bière entrant probablement dans la composition de la panelure.

G&D's est une chaîne de glaciers/cafés/delis/amateurs de vaches fondée par un ancien élève de l'Université. Il existe trois établissements, tous à Oxford, le plus récent ayant ouvert le mois dernier. Les trois G&D's sont tous très fréquentés, et les habitants de la ville semblent attachés à l'enseigne. On peut y trouver, entre autres réjouissances, le Cookie Monster, qui mérite bien son nom puisque seule une bataille acharnée permet d'en arriver à bout : il s'agit d'une boule de glace généreuse entre deux cookies...

George & Davis', le plus ancien. Situé à une minute à pied de mon college, c'est l'endroit idéal pour les rendez-vous tutoraux tôt le matin et les petites fringales tard le soir.
George & Danver. Situé en face de Christ Church College, c'est l'endroit idéal pour prendre un café après un formal diner ou pour se livrer à des analyses psychologiques fines suite à visionnage intensif d'oeuvres de culture visuelle moderne nippone.

George & Delila, le plus récent. Situé dans Cowley Road, c'est l'endroit idéal pour... euh, pas grand chose parce que Cowley Road, c'est loin. Maintenant, je rêve secrètement de l'ouverture d'un George & Daniel (ou peut-être d'un George & Dream) à Paris.
Que serait l'Angleterre sans noms de pubs associant noblesse et anatomie ?

Le King's Arm se trouve près de mon département, et c'est parfois là que je retrouve mes collègues après une dure semaine de boulot. Malheureusement, il est souvent bondé.

"Là vous tournez à gauche, pensant suivre un raccourci. Et vous entrez dans... la quatrième dimension !"

Un jour, j'ai failli boire un Coca à la Turf tavern. Je devais y retrouver des gens. Le problème, c'est que j'ai fait le tour de l'établissement plusieurs fois sans trouver personne et que la géométrie des lieux est incroyablement confuse (voire non-euclidienne) au point que passer deux fois la même porte ne mène pas toujours au même endroit. J'ai fini par m'enfuir avant que Nyarlathotep ne me propose un verre.
Je suis tenu par contrat de faire au moins une allusion au Japon par post. Ou alors j'aime ça.

Non loin de là se situe Edamame, restaurant japonais bien agréable mais qui possède deux défauts. Il est un peu cher, et surtout très petit mais incroyablement fréquenté. A tel point que lorsque je m'y suis rendu avec le club d'étude de la culture visuelle moderne nippone, nous avons dû nous donner rendez-vous devant à 17h30 pour être sûrs d'avoir de la place...

A l'intérieur, il y a des plantes grimpantes partout aussi.

Enfin, le Rose & Crown se situe en retrait, un peu au Nord de mon college. La rue où il se trouve, North Parade Avenue, détonne au milieu d'un quartier résidentiel assez sombre, puisqu'elle est plutôt lumineuse, éclairée par moultes guirlandes. Le Rose & Crown se distingue aussi par sa spécialité : les saucisses à la pinte.
"Hola, tavernier ! Une chipolatas pression, et un demi de merguez pour la demoiselle !"

J'aurai probablement l'occasion de décrire d'autres établissements dans mes prochains messages. Sachez simplement que j'aurai de quoi écrire pour ce term : dans deux semaines, field trip au pays de Galles et dans deux mois, la même chose à Bruxelles. Entre les deux, je compte aller voir comment ça se passe à l'Université d'en face, et peut-être, enfin passer à Londres plus d'une demi-heure.

vendredi 21 décembre 2007

Every single day, it's Christmas day

J'annonce juste que le blog va hiberner pendant à peu près un mois, jusqu'à mi-janvier environ. J'aurai peu de choses à raconter et pas trop accès à internet pendant la période des fêtes. Je souhaite donc un joyeux Noêl et une bonne année à tous ceux que je ne verrai pas, et je vous donne rendez-vous, fidèles lecteurs, à l'année prochaine pour la deuxième saison de Jibi avec un nuage de lait.

mardi 4 décembre 2007

North and East : here be dragons

Ce qu'il y a de bien, avec cette période de vacances, c'est que jepux renouer avec deux de mes amours : le cinéma et la musique. Ainsi, lundi soir, je suis allé voir Beowulf, adaptation d'un poème anglais très ancien qui raconte la lutte d'un héros (Beowulf) contre un certain nombre de monstres. Une adaptation précédente avait été tentée, avec Christophe Lambert dans le rôle titre. La chronique est lisible sur nanarland.

Le film que je suis allé voir n'était pas, lui, un nanar. C'est sans doute dû à la présence, au scénario, de Neil Gaiman. Pour les rares que je n'ai pas bassinés avec ça, je précise qu'il s'agit de mon auteur préféré et probablement la personne idéale pour adapter un récit mythique.
Mon idole.

Le film est en images de synthèse, mais c'est sans doute le plus réaliste que j'ai jamais vu. Sur certains plans, on croit voir des acteurs en chair et en os.

Là, par exemple.

Quant, à l'histoire, je dirai que c'est un mélange d'Austin Powers, de 300, et de Shrek. Donc si vous aimez les gens nus des deux sexes, les guerriers virils qui ne peuvent pas prononcer deux phrases sans beugler solennellement (I! Am ! BEOWULF !) et les ogres, ce film est fait pour vous. Mais si vous aimez la mythologie nordique, les histoires d'amour et John Malkovitch (qui joue dans le film), vous pouvez y aller aussi. Petit détail amusant, et complètement impensable chez les froggies, le film était précédé d'au moins quatre publicités vantant... des marques de bière. J'imagine que pour le coup, je n'étais pas dans la cible.

A l'heure où j'écris ces lignes, je sors du concert d'un groupe appelé Setsubun Bean Unit. Ca m'a donné l'occasion d'aller visiter l'Est de la ville qui ressemble d'ailleurs plus à une vraie ville que ce que je connaissais d'Oxford jusque là. Le groupe en lui même est formé de trois musiciens anglais accompagnés de trois chanteuses/danseuses et de quelques autres musiciens japonais. La musique est une fusion entre jazz, électro et musique de fête traditionnelle nippone. Les chanteuses, en yukata (kimono d'été) dansent comme j'ai pu le voir dans certains matsuri cet été.

Evidemment, j'ai oublié mon appareil, donc imaginez la même photo, mais dans une salle sombre.

Le concert fut très sympathique : les chanteuses/danseuses se déguisent en yakusa, en vagabonds (apparement au Japon, les vagabonds portent des capes de fourrure et des chapeaux en osier), jouent avec des rubans et des éventails. Vers la fin, elles changent de yukata en 5 secondes chrono, ce qui est totalement impossible, comme l'une de mes soeurs peut le confirmer.

Au début de la deuxième partie du concert, les musiciens se sont retrouvés seuls sur scène. Me dmenadant où étaient passées les chanteuses, j'ai tourné la tête à droite juste à temps pour voir cette chose arriver vers moi :
Un dragon en liberté. Beowulf, où es-tu ?

La créature m'a mollement poursuivi sur quelques mètres avant de s'arrêter pour mordiller les fesses d'un spectateur infortuné. Puis elle est allée sur le devant de la scène et s'est mise à danser en rythme avec la musique. Une façon bien marrante et inattendue de faire participer les spectateurs . A la fin, les chanteuses nous ont fait crier "Oni wa soto ! Fuku wa uchi !" soit, traduit très librement, "Que les démons sortent ! Que la joie rentre !", phrases traditionnelles pour annoncer la fin de l'hiver (oui, elles ont reconnu que c'était un peu tôt pour ça, mais pourquoi se priver). Dans le même temps, elles nous ont balancé des grains de riz. Les fans du Rocky Horror Picture Show apprécieront l'ironie : d'habitude, le riz, c'est moi qui le lance sur des victimes innocentes.

Si vous voulez savoir à quoi les performances du groupe ressemblent, cliquez là. Moi, je vais m'entraîner pour le 21 Mars : Oni wa soto ! Fuku wa uchi !

lundi 3 décembre 2007

Giant enemy crab !

Pas grand chose à raconter à propos de la semaine dernière qui était la dernière du Michaelmas Term (le prochain s'appelant le Hilary term). La route jusqu'aux vacances n'aura pas été de tout repos, avec deux conférences en plus et une présentation orale au sujet de crabes. Tel Jean-Paul Sartre après un abus de mescaline, je semble poursuivi par les crustacés : en effet, ils étaient déjà au coeur de la dernière présentation que j'ai donnée à Centrale l'an dernier.
"Ne me laisseront-ils donc jamais en paix ?"

Cette semaine, je devrais avoir matière à écrire un peu plus : j'ai notamment décidé d'aller enfin faire un petit tour à Londres ce week end. Après neuf semaines ici, il est temps... En attendant, prochaine mise à jour (japonisante) Mercredi si tout se passe selon mes plans.